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  The Happy Halloween Trip


(13/11/2006)

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Cela faisait une petite paye que l’idée trottait dans la tête d’Antoine. Depuis une certaine descente de nuit lors du SavoieNet. Alors à force d’en causer avec les gaziers de l’Albatros Team (*) le projet a doucement mûri. L’idée ? organiser une sortie locale pour réunir les vététeux du Net éparpillés entre Savoie et bords du Rhône et la pimenter en roulant de nuit. Prévu début 2006, le projet a été reporté en ce mois de novembre, histoire de laisser notre ami Panoche se remettre de sa fracture du col du fémur, souvenir d’une chute de VTT le ...1er Janvier !!

En ce vendredi 3 novembre, il ’meule’ sur le petit village de St Victor. Sur la pelouse du stade, éclairé par les projecteurs, les footballeurs de l’équipe locale poussent la balle histoire de se réchauffer. Sur le parking c’est d’autres sportifs qui se préparent. Un étrange aéropage monté sur bicyclettes, aux looks incertains. Entre les tenues d’hiver, à peine sorties des cartons pour cause de retour soudain du froid et les dispositifs d’éclairage aussi divers que variés, les passants ont de quoi raconter en rentrant chez eux ce soir. Une dizaine de pilotes se sont donnés rendez-vous pour le départ de cet ’Happy Halloween Trip’. Tandis que notre ami Brup termine de s’égarer sur les hauteurs du village, le staff intendance vient faire une petite visite avec une charmante photographe sans ses bagages. Panoche et Aldo viennent prendre la température, histoire de jauger l’appétit des participants qu’il va falloir nourrir en fin de sortie. Les derniers retardataires étant équipés la petite équipe s’ébranle en direction du départ des chemins.

Les vtt traversent une partie du village, créant un long serpent lumineux. Après 1km et les derniers réverbères quittés, les participants rentrent dans la nuit. On cherche ses marques. A la gestion du rythme et de l’effort il faut ajouter d’un coup une nouvelle dimension, celle de l’obscurité. On ne perd pas les bonnes habitudes et cela papote pas mal dans les rangs, comparant les mérites de tel ou tel système d’éclairage, s’échangeant des informations sur les ampoules et les alimentations. Trop tard pour ceux qui manquent de lux en ce début de randonnée.

Le groupe retrouve alors nos 2 anges gardiens. Pricilla et Julie sont aux commandes du quad-balai, prêtes à secourir tout vététiste à la ramasse ou en carafe et perdu dans la nuit. Ecologiquement incorrect mais sécurisant. Une dernière photo souvenir et c’est parti pour le 1er chemin.

Début cool, éclairé largement par la pleine lune et un ciel sans nuages. La petite troupe s’engage dans un large chemin au milieu des champs. Les participants commencent à goûter aux plaisirs de piloter à la lueur de la frontale. Et à écouter les premiers commentaires cette ’black session’ semble plaire. Petit virage à gauche pour attaquer une première petite montée. Dans le lointain on distingue les crêtes de la colline de Cessieu, vanté comme étant un spot intéressant de jour par les locaux.

Sur le plateau, premier petit problème : on a perdu notre serre-file. On distingue au loin les phares du quad, qui semble à l’arrêt. Rien de grave finalement, c’est un peu d’air qui manquait dans la roue de Frédo. Le groupe reprend la route et s’étire d’autant plus, qu’une petite descente permet de mettre un peu de gaz, plus ou moins en fonction de la confiance de chacun en sa technique de pilotage nocturne. Devant il y a du rythme et on se réchauffe vite. Le groupe longe les extérieurs du petit village de Sérézin avant de se regrouper au pied de la montée. Mais il manque du monde. Par les talkies ont apprend que l’on est à la recherche d’Eric dans les arrières. Elaboration immédiate de scénarios les plus pires les uns que les autres par le guide de tête, pour finalement retrouver Eric après quelques minutes de stress...Juste une petite crevaison. Tout le monde se retrouve en haut de la cote, avant d’entamer 500m de goudron et de reprendre vite un chemin.

Une des particularités de la zone c’est la très forte présence de galets dans le sol. Les sentiers en sont truffés et on sent parfois le vélo rouler sur ses pierres rondes et polies par le temps. C’est une impression bizarre et rendue étrange par la nuit. Surtout quand le rythme y est. Devant Man’, Brup et Rouelibre défendent l’honneur de VTTnet face aux attaques des Panoche’s boys, Alphonse et David ! Petit regroupement. Dans le champ on aperçoit en ombre chinoise des chevreuils. Pas trop le temps de musarder il faut attaquer la montée sur le plateau, Alphonse et Man’ sont déjà devant. Quelques mètres sur la départementale et on commence à faire chauffer les mollets. Une longue piste, au sol parfois gras, aux galets roulants, qui trace droit dans la pente de la colline. Le silence se fait. On entend que les bruits des vélos, le souffle des pilotes. Sur le sol, les pinceaux des frontales oscillent au rythme des mouvements des vététistes accrochés aux cintres, qui poussent sur les pédales. Dans le noir on ne voit pas le sommet. Combien cette montée va t’elle durer ? La déclivité diminue finalement vite et au loin on aperçoit déjà les lumières des premiers qui attendent en haut.

Encore un dernier effort avant d’atteindre la crête où le ciel étoilé accueille les vététistes. De jour il doit y avoir une belle vue à cet endroit. L’ambiance est au beau fixe, chacun ayant trouvé ses marques et ce petit jeu nocturne commence à plaire à tout le monde. Il est temps d’attaquer une descente qualifiée de piégeuse par les GO. Un large chemin rempli de galets que l’on dévale, avant de plonger dans le bois, via un single assez large. Effectivement c’est d’autant plus piégeux que les pilotes ont mis de la distance entre eux. Plus question de profiter de l’éclairage du groupe et on se retrouve en tête-à-tête avec le pinceau de son éclairage perso. On essaye de suivre la lumière rouge de celui qui précède au loin tout en tentant une lecture la plus précise possible du terrain, histoire de gérer la trajectoire entre les galets, les ornières et les ronces du chemin qui se resserre de plus en plus. Le vélo fait parfois des écarts qui prouvent que la lecture n’est justement pas des plus précises. Au détour d’une courbe à gauche le chemin redevient plus large mais il est à cet endroit recouvert de feuilles mortes. C’est encore pire puisqu’il faut « imaginer » où doit se trouver la trace du chemin. Si celui qui précède se goure et tombe dans un ravin c’est tout le groupe qui jouera ’Panurge vététiste’. Et en guise de ravin, c’est en fait une rivière qui se présente et qui barre tout à coup le chemin.

Il s’agit d’un gué que les premiers franchissent sur le vélo. Mais surpris par cet obstacle les suivants préfèrent faire usage des planches vaguement disposées là pour le franchissement ’pieds-secs’. Et une fois de l’autre coté, le single est transformé en ruisseau, laissant couler une eau glaciale sur ces sempiternels galets. Impossible de remonter sur le vtt, il faut pousser, jusqu’à retrouver suffisamment de grip pour reprendre sa progression en pédalant. Là il fait nuit noire, la lune étant caché par les arbres. La zone est très humide et de grosses ornières sont là pour arrêter les velléités de progression. La fin de la montée est une succession de racines humides et il faut souvent se résoudre à terminer les derniers mètres en poussant. Ce petit passage un peu ’rock’ roll’ avalé et commenté, le groupe s’azimute via un long single vers le Check point Aldo.

La lune est haute dans un ciel clair. Quand le chemin quitte le sous-bois, on se retrouve dans la lumière lunaire, créant un paysage irréel mais bien visible. Pendant un moment toute la troupe roule sans aucune autre lumière que celle de notre satellite. C’est magique. Mais aussi casse-gueule et après quelques chutes les frontales se rallument. Au loin, tout au bout du chemin, une lumière. Des gens. Une table. C’est un ravito, tenu de mains de maître par nos compères Panoche et Aldo. Et en guest star Francky, venu nous rejoindre, bien décidé à terminer la rando avec nous. En attendant tout le monde fait honneur au ravitaillement et on se réchauffe avec un superbe vin chaud préparé avec talent par l’ami Panoche. Ca va swinguer dans les singles !

La suite est du même bois. Du chemin sous la lune, qui monte, qui glisse, qui serpente. De la trace que l’on cherche parfois entre les arbres, tant les feuilles mortes cachent le chemin, à moins de suivre à la trace l’ami Francky qui est venu avec son éclairage made in lui-même, un truc qui éclaire de folaye pendant 3h et qui relègue une frontale halogène au rang de cul de ver luisant. Des pif-pafs entre les fûts d’une sombre forêt de sapins (...spéciale dédicace au local du jour, qui se reconnaîtra et qui va se planter « total out of the single »...), de la piste bien rapide, de la forêt encore et du chemin qui musarde, qui serpente, découvert à la lumière de son éclairage. Les copains devant que l’on course, ceux de derrière qui mettent la pression (....guenilleeeee !!!!...) et les vicieuses souches que l’on découvre parfois trop tard. De la descente le cul sur la roue arrière, le regard scrutant le noir tout tout en bas (...y’a pas un arbre qui traverse là ?? ?...). Le lac qui reflète la lune, le fossé « qui passe sur le vélo » , la trace dans le champs trop mince pour être suivie si on est pas d’ici et le Siége du Seigneur, véritable lieu druidique et paraît-il magique. On s’est posé le cul dessus dés fois que...

Retour à la civilisation. Dernière arsouille dans le village (...Je vous pouuuurrriiiis tous !!! !...), dernière descente (...la plaque d’égout, elle saute !!!...), azimut le tuyau d’arrosage de Rouelibre pour un décrassage des vélos (et accessoirement un nettoyage des vitres de M’dame Rouelibre...) avant de tous se retrouver devant le four à pain de Panoche, pour partager une clairette et quelques autres spécialités locales, souvent brassicole (Vous connaissez la Traboule ???). Puis se sera Flamenkuches et Pizzas maison préparés par la décidément dream team culinaire Panoche-Aldo. Un after apprécié par tous et qui se clôturera par une séance gobage revival à l’initiative de Philou, venu avec quelques munitions dans son sac.

C’est tardivement que tout le monde partira retrouver ses pénates, avec en prime un pain maison, offert par notre hote du jour à tous les participants. Décidément Panoche tu nous as régalé.

Au final, ce 1er trip by night a été une belle expérience et un bon moment pour tous. De quoi vivre le vtt sous un autre jour...si on peut dire pour une sortie de nuit. A essayer de toute urgence !

Pour notre part on remettra le couvert dés l’année prochaine. Happy Halloween les vététeux !


Spécial Clap Clap :

-A notre dream team Panoche et Aldo qui a régalé une bonne dizaine de gorets affamés (ah le vin chaud...).
- A la Panoche Family qui nous a accueilli, guidé, accompagné et spécial dédicace à Zabette qui nous a supporté alors qu’elle tafait le lendemain aux aurores.
- A Frédo et Eric pour leur aide pour les recos.
- A Manu pour les photos.
- A tout le monde pour être venu avec tout ce qui va bien à partager, bonne humeur et bon esprit compris.
- A la lune pour avoir éclairé notre rando.

(*) Albatros Team : bande de potes du Nord Isère, pour la majorité membres du club VTTnet et ne se prenant surtout pas au sérieux. Devise : « Plus loin tu voleras, plus beau le crash sera ».

Et encore :

- La galerie photos compléte du Man’

-  Lire l’article sur l’éclairage par Francky

- Voir la vidéo de la séance gobage, par BRUP



Auteur - RouelibrE




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