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  La PASS PORTES 2008 : Ennnnnjooooyyyyy !!!!


(5/08/2008)

Mais il faut croire que dans les Portes du Soleil, quand on organise un rassemblement VTT on s’occupe de tout, même de la météo. Et là, faut le dire, les gaziers et les gazières de l’organisation, ils ont tout simplement assurés grave de chez grave. Jugez-en plutôt :
Si on en reste tout juste sur le coté météo, on va dire comme la chanson : « Du soleil comme s’il en pleuvait... ». Mes mollets-à-moi et les bras de celui-là, le blaze de l’autre ou les oreilles d’un autre encore, s’en souviennent bien ; Rouge de chez cramé ! La crème solaire n’a pas chômé durant ces jours et c’est tant mieux. Du bleu, du chaud, du beau !
Coté paysages, c’est comme d’hab’ ; du bon, du beau, du géant...la montagne c’est du XXL pour les prunelles des citadins et des autres. Si le citadin nourri au béton goûte aux plaisirs visuels de la « Yaute », le Dauphinois que je suis, celui-là même qui vieillit au pied des montagnes, ne boude pas son plaisir. Que du bon je vous dis...Un glacier ici, des névés là, de la prairie, du bois, de la caillasse ici. Welcome chez très haut !

Bon et si on vous racontait le bout ? Il était une fois donc, une bande de potes de VTTnet, tout excités comme des puces sur le dos d’un gros clebs...

Retour sur images...

Soyons clair, le vendredi c’est panique à bord. Ca traîne au taf’ et en prime ma C2 est incompatible avec des gros VTT. Donc il faut jouer de diplomatie pour piquer la voiture à Papa. Puis il faut courir ici et là, derniers préparatifs, récupérer les copains à la gare...

Puis tout va très vite. On discute dans la voiture, petite terrasse en route, soleil et là haut, loin, après multes virages sur les petites routes de la vallée d’Abondance, on arrive enfin à notre hôtel, où d’autres nous attendent. Ce soir on ne causera que de VTT. Et on s’endormira avec la promesse du lendemain.

Justement le lendemain, parlons-en...

J’ouvre les oreilles sur les derniers ronflements de celui qui partage ma chambre (je ne dénoncerai pas...) et les yeux sur les 1ers rayons du soleil. Déjà je suis sous la douche. Réveil musculaire, je saute dans ma belle tenue aux couleurs de VTTnet et me voilà à l’office de tourisme de Châtel pour récupérer les plaques. Petit problème administratif, larges sourires des hôtesses qui méritent largement la palme de la gentillesse et efficace et rapide résolution. Cela donne bien le ton de ces 2 jours, où toutes les personnes impliquées dans l’organisation ne seront pas avares de gentillesse. Ici nous sommes bienvenus et on vous le fait sentir.

Le petit déj’ des plus copieux englouti, nous voilà au pied de la 1ere remontée mécanique. On attend Frédo qui a un petit réglage de dernière minute à faire et on en profite pour juger des forces en présence. Ce que nous observerons là, sera à l’aune du week-end ; un inventaire à la Prévert. En effet, l’on voit passer devant nous, tout ce que la planète VTT a enfanté comme machines, de la moto sans moteur pour taquiner les chronos sur les pistes de descente, au vtt « collector » pur 80’s. Je ne parle même pas des looks qui vont avec. Point commun pour tout ce beau monde : une banane XXL sur le visage.

Une fois en haut, petite déception. Le parcours squeeze le haut de piste de descente de Châtel. Raisons de sécurité ? Qu’importe, nous nous offrons cette variante en guise d’échauffement. Pour certains du groupe, c’est la première fois qu’ils posent leurs crampons sur une piste de descente. Rapidement² on commence à ouvrir les gaz et cela sent bon l’arsouille dans les postes avancés.

Fin de la 1ere étape, on attaque un bout de montée avant un regroupement au bord de la frontière Suisse. Pause photos. On profite du soleil sur la 2eme remontée mécanique avant d’attaquer la 2eme étape qui doit nous permettre de rejoindre Champéry.

Pour ceux qui comme moi ont participé aux précédentes éditions, le parcours donne dans le connu. On atteint la remontée mécanique suivante par un agréable chemin dans les alpages. Sur place ; « pas glop ! » ... la queue est monstrueuse. On patiente dans la bonne humeur. Ce sera d’ailleurs la seule attente de ce week-end. Au sommet, on prend un chemin sur les crêtes, un petit single perdu à flanc de montagne et à la vue grandiose. Un vrai régal.

C’est une fois terminée cette belle partie que le parcours semble être modifié. On emprunte une longue piste qui monte. Mauvaise limonade, on y croise des voitures et on souffle sous le soleil et dans la poussière soulevée par les véhicules. Puis après un bel effort, la pente s’inverse et on attaque une descente qui nous mène à une ferme d’alpage. Là, 2 solutions s’offrent à nous ; le parcours officiel, où une variante dont le propriétaire de la ferme nous dit le plus grand bien. Nous faisons donc confiance au local et nous nous engageons dans le petit chemin balisé probablement pour les bike tests qui ont lieu plus bas sur le salon.

Ca va être un grand moment que cette descente. A l’horrible jonction par la route des années précédentes, ce nouveau tracé permet de substituer un chemin sympathique ou une variante des plus techniques. Et c’est sur celle-ci que nous prenons notre pied. Imaginez un long single, avec pour mise en bouche de belles épingles à négocier dans de la pente, puis une succession de passages plus ou moins techniques, des marches, des racines, du gaz...que du bon, de l’excellent même ! Une superbe variante qui peut être classée 4 étoiles et qui manquait aux éditions précédentes. A renouveler et multiplier.

Inutile de vous dire que nous avions la banane sévère en arrivant en bas sur le salon de Champery. La banane ... et les crocs !!! Heureusement le ravitaillement nous tendait les bras. Version chaude avec une tartiflette et version froide avec multes délicieuses choses pour se retaper...

Frédo nous fera d’ailleurs une démonstration de sandwich hand-made dont il a le secret.

A noter à propos de ce ravitaillement, la gentillesse exquise des gens en charge de nous nourrir et la gestion des plus écologique des déchets, avec l’usage de gobelets 100% réutilisables et recyclables, en lieu et place des traditionnels verres à jeter. Et bien évidemment, puisque nous étions en Suisse, de la Rivela pour se déssoiffer. Ne me demandez pas ce que c’est, je n’ai toujours pas compris. C’est Suisse, cela se boit, le goût est indescriptible et cela désaltère au mieux.

Un petit tour sur le salon, pas très grand cette année et on reprend la télécabine. Au sommet, nous avons la surprise de croiser quelques névés. Pas de doutes nous sommes bien en montagne. Mais même au sommet, il fait chaud et le soleil tape fort.

Arrivé sur le secteur des Crozet, nous décidons de ne pas suivre le parcours officiel et de bifurquer par la piste de descente permanente des Crozet 2. A peine sur celle-ci que se lance une arsouille générale. Ca se tire la bourre grave, sur une piste pas trop difficile. C’est sur un des seuls passages empierrés que l’on va se faire une belle peur, avec une splendide chute de Fabrice, un vol plané négocié au taquet. Finalement plus de peur que de mal, une petite contusion aux cotes due à une réception sur l’appareil photo, attaché sur la bretelle du sac (l’appareil va bien, merci pour lui), quelques gouttes de sang, et le bleu d’une peur sans mal. Ouf !!!

C’est donc légèrement calmée que la troupe se présente au point culminant de cette rando, sur la pointe de la Mossette. Cette étape est ultra classique et doit nous mener aux Lindarets. Le chemin est toujours aussi agréable. Mais chez tous les participants l’on sent poindre la fatigue. On pousse plus les vélos dans les montées et certaines descentes roulantes sont le théâtre de nombreuses crevaisons, preuve que les pilotes ne soulagent plus leurs machines.

Le ravitaillement des Lindaret tombe à pic ; c’est l’heure du goûter. Ici, il y a même de la bière ! Et toujours la même gentillesse des équipes servant les points de ravitaillement. Tout le groupe se restaure avant de se séparer. Une partie continue en direction de Morzine, pour faire le grand parcours, tandis que les plus fatigués (dont je suis, oui, oui, j’ai honte...) reprennent le chemin de Châtel. Pour autant, il en reste encore à se mettre sous les crampons. Nous reprenons un télésiège.

Au sommet, petite déception ; le tracé emprunte la piste verte, dite la « panoramique » du très beau bike parc de Châtel. Facile et présentant une très belle vue, elle manque un peu de « piment » pour nous. Nous optons donc pour une variante rouge, la 6SX. Le tracé est du pur bonheur, des relevés bien taillés, des bosses, de la pente et un terrain idéal pour lâcher les freins. On va tellement aimer cela que l’on va remettre le couvert une 2eme fois.

Au 2eme passage, des débuts de crampes nous rappellent à l’ordre. Dernière remontée pour rejoindre la dernière étape. Cette année, le sommet de cette partie a encore été modifié. Une grosse névé, de la boue et une piste rapide et caillouteuse avant d’atteindre le départ du beau chemin qui passe sous la tête du Lingat. Derniers efforts, il faut pédaler puis gérer la dernière descente, sur un très beau single complètement miné de caillasses. Cela tabasse grave mais on ne boude pas notre plaisir d’ouvrir une dernière fois les gaz et de faire grimper le compteur.

C’est une troupe bien boueuse, rouge du soleil de la journée, qui va refaire la rando sous un parasol, une bière à la mains au point de ravitaillement de Châtel où une sympathique équipe se presse pour nous servir des ventrées de diots (ndlr : délice charcutier local) fichtrement bienvenus.

Quelle belle journée ! Vivement 2009 !!!

On résume ??? Encore une fois cette édition a été à la hauteur des attentes. La Pass Portes reste une référence du vtt en montagne, version accessible, ludique, conviviale. On est très loin des rassemblements très fermés où le « rookie » n’a pas sa place. Crosseurs, randonneurs, freerideurs, tous se mélangent dans la bonne humeur. C’est cela la marque de la Pass Porte. On y ajoute, une organisation bien rodée, la bonne humeur et la gentillesse générale des organisateurs, les paysages qu’offre le domaine et on obtient de quoi se faire un week-end fort en souvenirs, à inscrire sur son calendrier de vététiste. En attendant vous pouvez toujours aller goûter aux joies de la Pass Portes tout l’été, en roulant sur l’espace VTT des Portes du Soleil.

Spécial « merci tout plein » :

A Delphine et Mathieu de l’association Internationale des Portes du Soleil

A Mme Trinquaz de l’hôtel Belalp à Châtel pour la qualité de son accueil.

A l’Aérospatiale pour la qualité de ses hélicoptères

A Eric’opthére pour avoir encore envie de rouler en reportage avec nous malgré sa chute.



Auteur - RouelibrE




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